Les deux clés de la réussite durable de l’ entreprise extrapolées d’une étude de la NASA

Découvrez deux clés  nécessaires à la réussite  durable de l’entreprise grâce à une étude financée par la Nasa  .

Je vous invite à  regarder de plus près  l’étude mentionnée ci-après . Nous allons en dégager les deux clés nécessaires à la réussite de l’entreprise

 

Mon objectif est de vous aiguiller sur les deux rails simples nécessaires à la réussite durable de l’entreprise. Comme pour toute voie ferrée, ces rails sont à poursuivre en parallèle pour avancer durablement et en sécurité vers le succès. Ils émergent de ce qui sous tend tout au long de notre Histoire les réussites ou échecs de Sociétés. Leur validité est qualifiée par  l’observation scientifique des  dynamiques  ” Nature-Homme” sur la chute de civilisations,  macro-visions de nos organisations.

Ma réflexion  sur la réussite durable de l’entreprise part d’ une  étude financée en partie par le Goddard Space Flight Center de la NASA .

Elle a mis en évidence en 2014 la possibilité que la civilisation industrielle mondiale s’effondre au cours des prochaines décennies en raison de l’exploitation non durable des ressources et de la répartition inégale des richesses.

Mon regard orienté  vers le positif des enseignements de la vie fait scintiller ici  deux atouts majeurs de la réussite durable de l’entreprise  .

Dans la turbulence générale de notre monde nous pouvons nous doter de deux ailes bien solides et voler vers le succès.

La réussite durable de l’entreprise s’appuie sur …..( roulement de tambour)…. notre capacité à mener deux chantiers de concert  :

Chantier numéro un de la réussite durable de l’entreprise : L’exploitation durable des ressources .

Coté ressources humaines, les millénium nous aident , de par leur comportement , à intégrer cette réalité pour la réussite durable de l’entreprise. Ils restent dans l’entreprise tant que celle ci leur apprend quelque chose , sinon, comme le souligne Emmanuelle Duez  ,” soit ils “se cassent” ( pour les plus diplômés), soit “ils débranchent ” ( pour les moins qualifiés) ! “

Est-ce que chacune de vos décisions d’entrepreneur, de DRH ou de manager intègre la question de l’exploitation durable des ressources…. à commencer par vos propres ressources en tant que personne et en tant que professionnel 😉 ?

Chantier numéro deux de la réussite durable de l’entreprise : La répartition des richesses.

En voilà un sujet souvent éludé quand on se questionne sur la réussite durable de l’entreprise !

Pourtant ,  écoutons le témoignage d’un entrepreneur à succès , Alexandre Gérard, Président de Chrono-Flex . Vous avez sûrement entendu parler de lui au moment de l’effusion d’intérêt et l’ effervescence autour de l’entreprise dite “libérée”, il y a quelques années. Que nous dit ce patron , modèle de réussite durable de l’entreprise : ” Pendant mon absence, alors que j’étais à l’autre bout du monde, le groupe de travail sur le « bien-être » a décidé de lancer le sujet des rémunérations. Cela peut conduire à faire exploser l’entreprise. « Gloups ! » Je dois dire que je n’étais pas très serein d’apprendre cela. Mais impossible de leur dire Stop, on attend mon retour pour en parler. (NDR:  Il était volontairement parti faire le  tour du monde avec sa famille, 5 mois après avoir structuré les fonctionnements de façon à booster l’intraprenariat)
Pendant neuf mois de travail, chacun des collaborateurs de l’entreprise a donné son avis, à plusieurs reprises, pour que l’on parvienne à construire un système de rémunérations qui a été mis en place en mars 2013. Il existe désormais un compte d’exploitation par véhicule d’intervention. C’est la transparence absolue. Chaque mois, 15% de la marge du véhicule revient au technicien qui assure les interventions. 15% supplémentaires sont distribués à part égale entre tous les collaborateurs de la région sur la marge régionale. Tous les semestres nous faisons la même chose au niveau de l’entreprise, en répartissant 15 % de la marge à part égale entre tous les salariés de l’entreprise. Résultat ? A partir de mars 2013, le chiffre d’affaires a fait un bond de 15 % sans autre action de notre part ! Les résultats eux ont été multipliés par quatre. Lorsque j’ai constaté que l’entreprise était en meilleure santé lorsque je l’ai retrouvé que lorsque je suis parti, j’ai dû mettre mon ego dans ma poche. L’entreprise avait démontré qu’elle faisait mieux collectivement.”

Impossible dans votre entreprise !?

Alors il va être temps de faire les choses à nouveau, oui : à NOUVEAU et surfer sur la phrase humoristique et tellement empreinte de vérité  ” ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait”. Entrepreneur, DRH, managers, allez vous faire des systèmes de rémunérations, à nouveau, comme jamais 😉 ?

Je vous garantie qu’il y a là un chantier à forte valeur ajoutée : A mon échelle, lorsque fraîchement sortie de mon école d’ingénieurs ( les Arts et Métiers), j’encadrais un secteur de production de 60 personnes, à la SAFT, nous avons gagné en un an 10% sur la part main d’oeuvre de la fabrication de nos batteries. Comment ?  En faisant vivre des groupes de travail pour mobiliser l’intelligence collective et en mettant en place un système d’ intéressement :  Tout argent gagné au delà des montants budgétés était attribué 1/3 pour l’actionnariat, 1/3 pour les investissements et 1/3 pour les salariés. Simple et efficace !

A votre imagination si vous voulez faire un carton  🙂 en matière de réussite durable de l’entreprise.

 Bon ! Enfin, vous trouverez ci-après l’ article paru dans le Gardian en 2014 qui a inspiré ma réflexion sur les conditions de la réussite durable de l’entreprise extrapolée de la réussite durable des civilisations.

En voici le lien. Et pour ceux qui sont plus à l’aise en français qu’en anglais , en voici la traduction Google . Ce copier coller va sûrement me  black bouler  des référencements , mais là n’est pas l’essentiel  de ce qui compte pour moi.

Alors , prenons de la hauteur :

Une étude financée par la NASA: la civilisation industrielle est-elle en train de se transformer en «effondrement irréversible»?

Les scientifiques naturels et sociaux développent un nouveau modèle de la façon dont la « Tempête » des crises pourrait détruire le système mondial
Une nouvelle étude financée en partie par le Goddard Space Flight Center de la NASA a mis en évidence la possibilité que la civilisation industrielle mondiale s’effondre au cours des prochaines décennies en raison de l’exploitation non durable des ressources et de la répartition inégale des richesses.

Notant que les avertissements d’effondrement sont souvent considérés comme marginaux ou controversés, l’étude tente de donner un sens à des données historiques convaincantes montrant que «le processus de montée-et-effondrement est en fait un cycle récurrent de l’histoire». Les cas de perturbation civilisationnelle grave due à «l’effondrement précipité – qui dure souvent des siècles – ont été assez courants».

Le projet de recherche indépendant est basé sur un nouveau modèle interdisciplinaire «Human And Nature DYnamical» (HANDY), dirigé par le mathématicien appliqué Safa Motesharrei du National Socio-Environmental Synthesis Center soutenu par la National Science Foundation des États-Unis, en association avec une équipe de scientifiques naturels et sociaux. Le modèle HANDY a été créé à l’aide d’une subvention mineure de la Nasa, mais l’étude basée sur celle-ci a été menée indépendamment. L’étude basée sur le modèle HANDY a été acceptée pour publication dans le journal Elsevier, Ecological Economics, révisé par des pairs.

Il trouve que, selon le registre historique même avancé, les civilisations complexes sont susceptibles de s’effondrer, ce qui soulève des questions sur la durabilité de la civilisation moderne:

“La chute de l’Empire romain, et les Empires Han, Mauryan et Gupta tout aussi avancés (sinon plus), ainsi que tant d’Empires mésopotamiens avancés, témoignent du fait que les civilisations avancées, sophistiquées, complexes et créatives peuvent être à la fois fragiles et impermanentes. “

En étudiant la dynamique homme-nature de ces cas d’effondrement passés, le projet identifie les facteurs les plus saillants qui expliquent le déclin civilisationnel et qui peuvent aider à déterminer le risque d’effondrement aujourd’hui: Population, Climat, Eau, Agriculture et Énergie .

Ces facteurs peuvent conduire à l’effondrement lorsqu’ils convergent pour générer deux caractéristiques sociales cruciales: «l’étirement des ressources dû à la pression exercée sur la capacité de charge écologique»; et “la stratification économique de la société en élites [riches] et messes” (pauvres)] “Ces phénomènes sociaux ont joué” un rôle central dans le caractère ou dans le processus de l’effondrement “, dans tous ces cas sur “Les cinq derniers millénaires.”

À l’heure actuelle, les niveaux élevés de stratification économique sont directement liés à la surconsommation de ressources, les «élites» étant largement basées dans les pays industrialisés responsables:

“… le surplus accumulé n’est pas réparti uniformément dans toute la société, mais a été contrôlé par une élite: la masse de la population, tout en produisant la richesse, n’en reçoit qu’une petite partie par les élites, habituellement au-dessus de sa subsistance. les niveaux.”

L’étude met au défi ceux qui affirment que la technologie résoudra ces défis en augmentant l’efficacité:

«Les changements technologiques peuvent accroître l’efficacité de l’utilisation des ressources, mais aussi augmenter la consommation de ressources par habitant et l’extraction des ressources, de sorte qu’en l’absence d’effets politiques, les augmentations de consommation absorbent souvent l’efficience accrue de l’utilisation des ressources. “

Modélisant une série de scénarios différents, Motesharrei et ses collègues concluent que dans des conditions “reflétant étroitement la réalité du monde aujourd’hui … nous trouvons que l’effondrement est difficile à éviter”. Dans le premier de ces scénarios, la civilisation :

“…. semble être sur une trajectoire durable depuis assez longtemps, mais même en utilisant un taux d’épuisement optimal et en commençant par un très petit nombre d’élites, les élites finissent par consommer trop, ce qui entraîne une famine parmi les roturiers qui finalement Il est important de noter que cet effondrement de type L est dû à une famine induite par l’inégalité qui cause une perte de travailleurs, plutôt qu’un effondrement de la nature. “

Un autre scénario se concentre sur le rôle de l’exploitation continue des ressources, constatant que «avec un taux d’épuisement plus important, le déclin des roturiers se produit plus rapidement, tandis que les élites prospèrent encore, mais finalement les roturiers s’effondrent complètement, suivis par les élites.

Dans les deux scénarios, les monopoles de la richesse des élites les protégent un temps contre les effets les plus néfastes de l’effondrement de l’environnement, effondrement qu’ils subissent  beaucoup plus tard que les roturiers, leur permettant de continuer leurs activités en dépit de la catastrophe imminente. Le même mécanisme, expliquent-ils, pourrait expliquer comment «les effondrements historiques ont pu se produire par des élites qui semblent être inconscientes de la trajectoire catastrophique (ce qui apparaît clairement dans les cas romains et mayas)

En appliquant cette leçon à notre situation actuelle, l’étude met en garde sur le fait que:

“Alors que certains membres de la société pourraient donner l’alarme que le système se dirige vers un effondrement imminent et préconisent donc des changements structurels à la société afin de l’éviter, les Elites et leurs partisans, qui s’opposent à ces changements, pourraient s’agripper à  la longue trajectoire durable du “jusqu’à présent, ça marche” et s’en servir comme prétexte pour ne rien faire. “

Cependant, les scientifiques soulignent que les scénarios les plus défavorables ne sont en aucun cas inévitables et suggèrent que des changements politiques et structurels appropriés pourraient éviter l’effondrement, sinon ouvrir la voie vers une civilisation plus stable.

Les deux solutions clés sont de réduire les inégalités économiques afin d’assurer une distribution plus équitable des ressources et de réduire considérablement la consommation de ressources en s’appuyant sur des ressources renouvelables moins intensives et en réduisant la croissance démographique :

“L’effondrement peut être évité et la population peut atteindre l’équilibre si le taux d’épuisement de la nature par habitant est réduit à un niveau durable, et si les ressources sont distribuées d’une manière raisonnablement équitable.”

Le modèle HANDY, financé par la NASA, incite fortement les gouvernements, les entreprises et les entreprises – et les consommateurs – à reconnaître que le statu quo ne peut être maintenu et que des changements politiques et structurels s’imposent immédiatement.

Bien que l’étude basée sur HANDY soit largement théorique – une «expérience-pensée» – un certain nombre d’autres études plus empiriques – par KPMG et le Bureau des Sciences du Royaume-Uni par exemple – ont averti que la convergence des crises sur les aliments, sur l’eau et sur l’énergie pourraient créer une «tempête » dans une quinzaine d’années. Mais face à ces prévisions  le «business as usual» pourrait être la réaction.

Dr Nafeez Ahmed est directeur exécutif de l’Institut pour la recherche et le développement des politiques et auteur d’un guide de l’utilisateur à la crise de la civilisation 

Cet article a été modifié le 26 mars 2014 pour refléter plus clairement la nature de l’étude et la relation de la Nasa avec elle.
Thomasine, Suède “

Cet article sur le succès durable de l’entreprise vous a plu ?

Merci de le faire circuler.

et très très bonne journée

avec des ressources durablement gérées

et une richesse joliment partagée.

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