oser la confiance et la liberté

Osez la confiance et la liberté

Bonjour Chers leaders audacieux

Je vous révèle ici ce qui va vous arriver si vous osez la confiance et la liberté avec vos collaborateurs. Si c’est bon, comme c’est simple et gratuit, pourquoi s’en priver ? Je le vous partage au travers de quatre expériences scientifiques d’un neuroéconomiste américain,  Paul Zak. Ses travaux utilisent les neurosciences pour créer des organisations à haute performance.

Paul Zak a recruté des gens pour une première expérience. Ils reçoivent tous 10 $ s’ils acceptent de venir.  Il les associe par paires et les fait communiquer via des ordinateurs. Une des personnes reçoit un message disant, “Voulez-vous donner une partie de vos 10 $ que vous avez gagné en étant ici en le donnant à quelqu’un d’autre dans le laboratoire ? La règle : vous ne pouvez pas le voir, vous ne pouvez pas lui parler. Vous ne faites ce don qu’une fois. Maintenant ce que vous donnerez sera triplé sur le compte de l’autre personne. Vous allez le rendre beaucoup plus riche. Et il aura un message lui disant que Monsieur untel (c’est-à-dire : vous), vous a envoyé cette somme d’argent. Voulez-vous garder le tout, ou voulez-vous lui en redonner une partie en retour ? ».

Prenons quelques minutes. Nous nous mettons à la place de cette personne. Elle a accepté cette expérience. Elle a reçu ses 10  $ . Elle vient de recevoir ce message qui l’invite à donner toute ou partie de ses 10$. Est-ce que je pense : « un « tu l’as » vaut mieux que deux « tu l’auras », donc je  garde tout ! Ou bien j’ose la confiance en cet inconnu, triplement enrichi par mon don…invité à donner en retour ?

Alors, vous décideriez quoi ? Confiance ? Pas Confiance ? Vous donnez ? Vous gardez ?

Paul Zak partage avec des économistes expérimentaux  cette expérience autour du monde, et parfois avec des enjeux beaucoup plus élevés que les 10$.

 Que trouvent-ils ?

Non seulement les gens ne gardent pas tous les 10$ pour eux, mais mieux, ils sont 90% à envoyer de l’argent. 

Et parmi ceux qui ont reçu de l’argent, encore mieux, ils sont 95% à en retourner une partie. Plus la deuxième personne reçoit d’argent, plus son cerveau produit de l’ocytocine. L’ocytocine, connue aussi sous le nom «  hormone de l’amour ». On observe chez les mammifères qu’elle permet de prendre soin de ses petits et de partager son territoire avec ses congénères. Elle est sécrétée dans notre cerveau lorsque nous échangeons des marques d’affection, des comportements et des paroles bienveillantes. Donc, si nous revenons à l’expérience, parmi ceux qui ont reçu de l’argent, 95% en ont retourné une partie. Mais la mesure de l’ocytocine, révèle également aux chercheurs que, plus il a d’ocytocine, plus les intéressés renvoient d’argent.

Est-ce que plus nous faisons confiance à priori et plus nous rentrons dans une spirale vertueuse avec nos congénères ?

Dans la première expérience, Zak a mesuré, par prise de sang, le lien direct  entre la manifestation de la confiance reçue et la sécrétion d’ocytocine. Mais il lui reste encore à vérifier s’il y a un lien direct entre l’ocytocine en soi et la confiance donnée. Aussi il imagine une deuxième expérience.  Avec des collègues à Zurich, il met 200 hommes sous ocytocine ou placebo (par inhalation), fait le même test de confiance avec l’argent. Que constate-t-il ? Ceux sous ocytocine, non seulement montrent plus de confiance pour envoyer leur argent aux inconnus, mais que plus encore, ils sont deux fois plus nombreux à envoyer tout leur argent à un inconnu – le tout sans altérer leur humeur ou leur cognition. 

Mais pourquoi font-ils cela, se demande-t-il ? Que ressent-on quand son cerveau est inondé d’ocytocine ? 

Pour étudier cette question, il mène une troisième expérience où il fait regarder à des gens une vidéo, d’un père et de son fils de quatre ans, et son fils était atteint d’un cancer en phase terminale. Après avoir regardé la vidéo, il leur demande d’évaluer leurs sentiments et leur fait une prise de sang avant et après pour mesurer l’ocytocine. Il constate que le  changement du taux d’ocytocine prédit leur sentiment d’empathie.

En revanche il observe également que deux choses inhibent la sécrétion d’ocytocine.

 Devinez quoi : le stress et aussi…. la testostérone. Que j’appellerais volontiers l ’ « hormone de l’ego ». Il a fait une quatrième  expérience dans laquelle il administre de la testostérone à des hommes. Et au lieu de partager l’argent, devinez ce qu’ils font :  ils deviennent égoïstes et se serve de cet argent pour pénaliser ceux qui s’avèrent égoïstes à leurs yeux.

Donc l’enjeu pour nos organisations, ne serait-il pas de sécréter plus  d’ocytocine et moins de testostérone ?

Concrètement, n’avons-nous pas intérêt à amorcer la pompe, à  manifester plus de confiance  à priori et exercer moins de domination ? Oser de la Confiance et de la Liberté ?  Tous les dirigeants des  entreprises dites opales, innovantes, libérées, organiques ou tout autre appellation d’origine contrôlée, l’ont démontré. Les témoignages de leurs collaborateurs sont sans appel. Ils préfèrent ces deux ingrédients, Confiance et Liberté, à tout autres qui souvent s’avèrent être, au mieux, des menottes dorées.

Courage Leaders audacieux, dès aujourd’hui construisons le monde de demain. Câlin 😉 !

A dimanche 12h12 pour un prochain numéro

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oser la confiance et la liberté

Marie-Françoise Courtade


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