Les deux clés de la réussite durable de l’ entreprise extrapolées d’une étude de la NASA

réussite de l' entreprise malgré les turbulences

Découvrez deux clés  nécessaires à la réussite  durable de l’entreprise grâce à une étude financée par la Nasa  .

Je vous invite à  regarder de plus près  l’étude mentionnée ci-après . Nous allons en dégager les deux clés nécessaires à la réussite de l’entreprise

 

Mon objectif est de vous aiguiller sur les deux rails simples nécessaires à la réussite durable de l’entreprise. Comme pour toute voie ferrée, ces rails sont à poursuivre en parallèle pour avancer durablement et en sécurité vers le succès. Ils émergent de ce qui sous tend tout au long de notre Histoire les réussites ou échecs de Sociétés. Leur validité est qualifiée par  l’observation scientifique des  dynamiques  ” Nature-Homme” sur la chute de civilisations,  macro-visions de nos organisations.

Ma réflexion  sur la réussite durable de l’entreprise part d’ une  étude financée en partie par le Goddard Space Flight Center de la NASA .

Elle a mis en évidence en 2014 la possibilité que la civilisation industrielle mondiale s’effondre au cours des prochaines décennies en raison de l’exploitation non durable des ressources et de la répartition inégale des richesses.

Mon regard orienté  vers le positif des enseignements de la vie fait scintiller ici  deux atouts majeurs de la réussite durable de l’entreprise  .

Dans la turbulence générale de notre monde nous pouvons nous doter de deux ailes bien solides et voler vers le succès.

La réussite durable de l’entreprise s’appuie sur …..( roulement de tambour)…. notre capacité à mener deux chantiers de concert  :

Chantier numéro un de la réussite durable de l’entreprise : L’exploitation durable des ressources .

Coté ressources humaines, les millénium nous aident , de par leur comportement , à intégrer cette réalité pour la réussite durable de l’entreprise. Ils restent dans l’entreprise tant que celle ci leur apprend quelque chose , sinon, comme le souligne Emmanuelle Duez  ,” soit ils “se cassent” ( pour les plus diplômés), soit “ils débranchent ” ( pour les moins qualifiés) ! “

Est-ce que chacune de vos décisions d’entrepreneur, de DRH ou de manager intègre la question de l’exploitation durable des ressources…. à commencer par vos propres ressources en tant que personne et en tant que professionnel 😉 ?

Chantier numéro deux de la réussite durable de l’entreprise : La répartition des richesses.

En voilà un sujet souvent éludé quand on se questionne sur la réussite durable de l’entreprise !

Pourtant ,  écoutons le témoignage d’un entrepreneur à succès , Alexandre Gérard, Président de Chrono-Flex . Vous avez sûrement entendu parler de lui au moment de l’effusion d’intérêt et l’ effervescence autour de l’entreprise dite “libérée”, il y a quelques années. Que nous dit ce patron , modèle de réussite durable de l’entreprise : ” Pendant mon absence, alors que j’étais à l’autre bout du monde, le groupe de travail sur le « bien-être » a décidé de lancer le sujet des rémunérations. Cela peut conduire à faire exploser l’entreprise. « Gloups ! » Je dois dire que je n’étais pas très serein d’apprendre cela. Mais impossible de leur dire Stop, on attend mon retour pour en parler. (NDR:  Il était volontairement parti faire le  tour du monde avec sa famille, 5 mois après avoir structuré les fonctionnements de façon à booster l’intraprenariat)
Pendant neuf mois de travail, chacun des collaborateurs de l’entreprise a donné son avis, à plusieurs reprises, pour que l’on parvienne à construire un système de rémunérations qui a été mis en place en mars 2013. Il existe désormais un compte d’exploitation par véhicule d’intervention. C’est la transparence absolue. Chaque mois, 15% de la marge du véhicule revient au technicien qui assure les interventions. 15% supplémentaires sont distribués à part égale entre tous les collaborateurs de la région sur la marge régionale. Tous les semestres nous faisons la même chose au niveau de l’entreprise, en répartissant 15 % de la marge à part égale entre tous les salariés de l’entreprise. Résultat ? A partir de mars 2013, le chiffre d’affaires a fait un bond de 15 % sans autre action de notre part ! Les résultats eux ont été multipliés par quatre. Lorsque j’ai constaté que l’entreprise était en meilleure santé lorsque je l’ai retrouvé que lorsque je suis parti, j’ai dû mettre mon ego dans ma poche. L’entreprise avait démontré qu’elle faisait mieux collectivement.”

Impossible dans votre entreprise !?

Alors il va être temps de faire les choses à nouveau, oui : à NOUVEAU et surfer sur la phrase humoristique et tellement empreinte de vérité  ” ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait”. Entrepreneur, DRH, managers, allez vous faire des systèmes de rémunérations, à nouveau, comme jamais 😉 ?

Je vous garantie qu’il y a là un chantier à forte valeur ajoutée : A mon échelle, lorsque fraîchement sortie de mon école d’ingénieurs ( les Arts et Métiers), j’encadrais un secteur de production de 60 personnes, à la SAFT, nous avons gagné en un an 10% sur la part main d’oeuvre de la fabrication de nos batteries. Comment ?  En faisant vivre des groupes de travail pour mobiliser l’intelligence collective et en mettant en place un système d’ intéressement :  Tout argent gagné au delà des montants budgétés était attribué 1/3 pour l’actionnariat, 1/3 pour les investissements et 1/3 pour les salariés. Simple et efficace !

A votre imagination si vous voulez faire un carton  🙂 en matière de réussite durable de l’entreprise.

 Bon ! Enfin, vous trouverez ci-après l’ article paru dans le Gardian en 2014 qui a inspiré ma réflexion sur les conditions de la réussite durable de l’entreprise extrapolée de la réussite durable des civilisations.

En voici le lien. Et pour ceux qui sont plus à l’aise en français qu’en anglais , en voici la traduction Google . Ce copier coller va sûrement me  black bouler  des référencements , mais là n’est pas l’essentiel  de ce qui compte pour moi.

Alors , prenons de la hauteur :

Une étude financée par la NASA: la civilisation industrielle est-elle en train de se transformer en «effondrement irréversible»?

Les scientifiques naturels et sociaux développent un nouveau modèle de la façon dont la « Tempête » des crises pourrait détruire le système mondial
Une nouvelle étude financée en partie par le Goddard Space Flight Center de la NASA a mis en évidence la possibilité que la civilisation industrielle mondiale s’effondre au cours des prochaines décennies en raison de l’exploitation non durable des ressources et de la répartition inégale des richesses.

Notant que les avertissements d’effondrement sont souvent considérés comme marginaux ou controversés, l’étude tente de donner un sens à des données historiques convaincantes montrant que «le processus de montée-et-effondrement est en fait un cycle récurrent de l’histoire». Les cas de perturbation civilisationnelle grave due à «l’effondrement précipité – qui dure souvent des siècles – ont été assez courants».

Le projet de recherche indépendant est basé sur un nouveau modèle interdisciplinaire «Human And Nature DYnamical» (HANDY), dirigé par le mathématicien appliqué Safa Motesharrei du National Socio-Environmental Synthesis Center soutenu par la National Science Foundation des États-Unis, en association avec une équipe de scientifiques naturels et sociaux. Le modèle HANDY a été créé à l’aide d’une subvention mineure de la Nasa, mais l’étude basée sur celle-ci a été menée indépendamment. L’étude basée sur le modèle HANDY a été acceptée pour publication dans le journal Elsevier, Ecological Economics, révisé par des pairs.

Il trouve que, selon le registre historique même avancé, les civilisations complexes sont susceptibles de s’effondrer, ce qui soulève des questions sur la durabilité de la civilisation moderne:

“La chute de l’Empire romain, et les Empires Han, Mauryan et Gupta tout aussi avancés (sinon plus), ainsi que tant d’Empires mésopotamiens avancés, témoignent du fait que les civilisations avancées, sophistiquées, complexes et créatives peuvent être à la fois fragiles et impermanentes. “

En étudiant la dynamique homme-nature de ces cas d’effondrement passés, le projet identifie les facteurs les plus saillants qui expliquent le déclin civilisationnel et qui peuvent aider à déterminer le risque d’effondrement aujourd’hui: Population, Climat, Eau, Agriculture et Énergie .

Ces facteurs peuvent conduire à l’effondrement lorsqu’ils convergent pour générer deux caractéristiques sociales cruciales: «l’étirement des ressources dû à la pression exercée sur la capacité de charge écologique»; et “la stratification économique de la société en élites [riches] et messes” (pauvres)] “Ces phénomènes sociaux ont joué” un rôle central dans le caractère ou dans le processus de l’effondrement “, dans tous ces cas sur “Les cinq derniers millénaires.”

À l’heure actuelle, les niveaux élevés de stratification économique sont directement liés à la surconsommation de ressources, les «élites» étant largement basées dans les pays industrialisés responsables:

“… le surplus accumulé n’est pas réparti uniformément dans toute la société, mais a été contrôlé par une élite: la masse de la population, tout en produisant la richesse, n’en reçoit qu’une petite partie par les élites, habituellement au-dessus de sa subsistance. les niveaux.”

L’étude met au défi ceux qui affirment que la technologie résoudra ces défis en augmentant l’efficacité:

«Les changements technologiques peuvent accroître l’efficacité de l’utilisation des ressources, mais aussi augmenter la consommation de ressources par habitant et l’extraction des ressources, de sorte qu’en l’absence d’effets politiques, les augmentations de consommation absorbent souvent l’efficience accrue de l’utilisation des ressources. “

Modélisant une série de scénarios différents, Motesharrei et ses collègues concluent que dans des conditions “reflétant étroitement la réalité du monde aujourd’hui … nous trouvons que l’effondrement est difficile à éviter”. Dans le premier de ces scénarios, la civilisation :

“…. semble être sur une trajectoire durable depuis assez longtemps, mais même en utilisant un taux d’épuisement optimal et en commençant par un très petit nombre d’élites, les élites finissent par consommer trop, ce qui entraîne une famine parmi les roturiers qui finalement Il est important de noter que cet effondrement de type L est dû à une famine induite par l’inégalité qui cause une perte de travailleurs, plutôt qu’un effondrement de la nature. “

Un autre scénario se concentre sur le rôle de l’exploitation continue des ressources, constatant que «avec un taux d’épuisement plus important, le déclin des roturiers se produit plus rapidement, tandis que les élites prospèrent encore, mais finalement les roturiers s’effondrent complètement, suivis par les élites.

Dans les deux scénarios, les monopoles de la richesse des élites les protégent un temps contre les effets les plus néfastes de l’effondrement de l’environnement, effondrement qu’ils subissent  beaucoup plus tard que les roturiers, leur permettant de continuer leurs activités en dépit de la catastrophe imminente. Le même mécanisme, expliquent-ils, pourrait expliquer comment «les effondrements historiques ont pu se produire par des élites qui semblent être inconscientes de la trajectoire catastrophique (ce qui apparaît clairement dans les cas romains et mayas)

En appliquant cette leçon à notre situation actuelle, l’étude met en garde sur le fait que:

“Alors que certains membres de la société pourraient donner l’alarme que le système se dirige vers un effondrement imminent et préconisent donc des changements structurels à la société afin de l’éviter, les Elites et leurs partisans, qui s’opposent à ces changements, pourraient s’agripper à  la longue trajectoire durable du “jusqu’à présent, ça marche” et s’en servir comme prétexte pour ne rien faire. “

Cependant, les scientifiques soulignent que les scénarios les plus défavorables ne sont en aucun cas inévitables et suggèrent que des changements politiques et structurels appropriés pourraient éviter l’effondrement, sinon ouvrir la voie vers une civilisation plus stable.

Les deux solutions clés sont de réduire les inégalités économiques afin d’assurer une distribution plus équitable des ressources et de réduire considérablement la consommation de ressources en s’appuyant sur des ressources renouvelables moins intensives et en réduisant la croissance démographique :

“L’effondrement peut être évité et la population peut atteindre l’équilibre si le taux d’épuisement de la nature par habitant est réduit à un niveau durable, et si les ressources sont distribuées d’une manière raisonnablement équitable.”

Le modèle HANDY, financé par la NASA, incite fortement les gouvernements, les entreprises et les entreprises – et les consommateurs – à reconnaître que le statu quo ne peut être maintenu et que des changements politiques et structurels s’imposent immédiatement.

Bien que l’étude basée sur HANDY soit largement théorique – une «expérience-pensée» – un certain nombre d’autres études plus empiriques – par KPMG et le Bureau des Sciences du Royaume-Uni par exemple – ont averti que la convergence des crises sur les aliments, sur l’eau et sur l’énergie pourraient créer une «tempête » dans une quinzaine d’années. Mais face à ces prévisions  le «business as usual» pourrait être la réaction.

Dr Nafeez Ahmed est directeur exécutif de l’Institut pour la recherche et le développement des politiques et auteur d’un guide de l’utilisateur à la crise de la civilisation 

Cet article a été modifié le 26 mars 2014 pour refléter plus clairement la nature de l’étude et la relation de la Nasa avec elle.
Thomasine, Suède “

Cet article sur le succès durable de l’entreprise vous a plu ?

Merci de le faire circuler.

et très très bonne journée

avec des ressources durablement gérées

et une richesse joliment partagée.

Blockchain…plus qu’un changement : une révolution

Dans notre rubrique : 2030 , l’ Odyssée de l’Entreprise, abordons aujourd’hui la question de la Bockchain.

Une blockchain publique peut être assimilée à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable.Imaginez « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible.” C’est ainsi que le mathématicien Jean-Paul Delahaye nous image la blockchain.

Si nous en parlons dans cette rubrique , c’est que selon , nous . Il y a là une révolution potentielle de notre économie , de nos entreprises. Avec des champs d’exploitation sont immenses : banques, assurance, immobilier, santé, énergie, transports, vote en ligne… De façon générale, des blockchains pourraient remplacer la plupart des « tiers de confiance » centralisés (métiers de banques, notaires, cadastre,…) par des systèmes informatiques distribués.
En effet ses applications sont :

  • le transfert d’actifs (utilisation monétaire, mais pas uniquement : titres, votes, actions, obligations…),
  • la blockchain en tant que registre : elle assure ainsi une meilleure traçabilité des produits et des actifs,
  • les smart contracts : il s’agit de programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés.

Nos organisations vont en être bouleversées et cela ne manquera pas d’impacter le leadership et la conduite du changement..évidemment.

Mais de quoi s’agit-il concrètement ?

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle (définition de Blockchain France).
La première blockchain est apparue en 2008, au moment de la crise financière et du risque d’effondrement du système, avec la monnaie numérique bitcoin, développée par un inconnu se présentant sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto. La Blockchain en est l’architecture sous-jacente.

Les transactions effectuées entre les utilisateurs du réseau sont regroupées par blocs. Chaque bloc est validé par les noeuds du réseau du net. Une fois le bloc validé, il est horodaté et ajouté à la chaîne de blocs, d’ où son nom. La transaction est alors visible pour le récepteur ainsi que l’ensemble du réseau.

Bien évidemment, tout n’est pas encore calé. En effet les promesses de la Blockchain doivent encore lever plusieurs défis et drepousser les  limites de systèmes conçus en dehors de son concept (économiques, juridiques, de gouvernance, écologiques…)

Aussi, cette révolution n’a pas encore touché nos organisations, mais peut être est il temps de s’y préparer.

A un prochain post de notre rubrique , 2030 l’ Odyssée de l’Entreprise.

En attendant , voici une vidéo explicative

Digital et management- 3 facteurs de réussite

Le digital est-il déjà bien en place dans la société d’aujourd’hui ?

 En aout 2012, j’étais en plein centre de León en Espagne devant la vitrine d’une boutique de souvenirs, il y avait là plusieurs plaques métalliques gravées de sentences diverses et variées, quand l’une d’elle attire mon attention. Immédiatement je la partage avec une certaine malice à mon mari :

« No necesito Google, mi marido lo sabe todo ! » ( Je n’ai pas besoin de Google, mon mari sait tout ) .

Google est devenu un réflexe pluri quotidien pour nombre d’entre nous. Au-delà des moteurs de recherche, les réseaux sociaux sont des vecteurs extraordinaires de liens et de diffusion de l’information et de la connaissance, les achats ou réservations en ligne sont monnaies courantes …et en 2017, pour la première fois  les déclarations d’ impôts numériques supplantent les déclarations papier. Je ne parle même pas de nos capacités augmentées avec un simple smartphone dans la main !

Oui ! Le digital s’est infiltré dans les recoins de notre quotidien individuel.

Sur le plan collectif, le digital facilite les solutions de partage de ressources individuelles. De nouveaux modèles économiques fleurissent. De nouveaux gisements économiques (AirBnB, BlaBlaCar, Uber) déstabilisent les modèles anciens. Nous ne parlons même pas de la révolution future de la Blockchain.

Dans l’industrie, les services, les solutions digitales, les robots questionnent la notion même de Travail…

En fait la magie du digital, le numérique (en français), réside dans sa capacité de nous libérer des contraintes de l’espace et du temps, de faciliter la mise en lien et de faire  de chacun de nous des « professionnels augmentés ». Mais pour bénéficier des avantages du digital, il est important de nous libérer des anciens paradigmes, à commencer par nos paradigmes relatif  au leadership sans quoi nous ne verrons que le côté obscur de sa force.

En effet, la lame de fond du digital se matérialise par des changements profonds de paradigmes tant individuels que collectifs.

Un paradigme est un ensemble de règles, de méthodes, de valeurs qui fondent notre efficacité, notre réussite dans un contexte donné. Par exemple le paradigme de la lecture rapide nous permet de lire et mémoriser un texte quand un enfant de CP est encore en train d’en ânonner les premiers mots.

D’un autre coté un paradigme nous coupe de la perception ce qui n’est pas normal dans le contexte ancien. Par exemple, l’enfant de CP lira un mot qui aura été doublé par erreur alors que l’adulte aux prises au paradigme de la lecture rapide ne verra pas le même mot doublé par erreur (exemple : un oiseau dans la la main).

On reconnait un changement de paradigme quand la liste des attributs relatifs à un sujet sont remplacés par leurs opposés.

Je vous joins ici deux planches relatant des changements de paradigmes que j’évoquais lors d’une conférence .

 

 

 

 

Dès 2003 , le sociologue Alain Mermier, qui régulièrement passe la société française au crible de sa sagacité, relevait dans son ouvrage Francoscopie le paradigme ci dessus , qui à l’époque montrait le changement de dominance entre le collectif et l’individuel.

En 2013,  le prospectiviste Marc Halevy sillonnait la France et partagait ses constats lors de conférences :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous vivons une époque incroyable de changement de paradigme économique qui arrive tous les 400 à 500 ans. Tout est à réinventer !!!!

Seul notre attachement à l’ancien paradigme , ici la courbe rouge nous fait crier à la crise et  nous effraye.

En entreprise de nouveaux modèles managériaux et organisationnels sont stimulés par ces changements  et vectorisés notamment par le digital.

Coté pile , avec le digital , le client «  rentre » dans les processus internes. Un DSI d’un collectivité territoriale cliente me faisait part de la révolution engendrée. Les dysfonctionnements dans le flux de traitement sont aujourd’hui «  dramatiquement » transparents pour les usagers.

Coté face , avec le digital , la liberté d’initiative individuelle et le monde du « co » ( cocreation, cooperation, collaboration…)  sont boostés à condition d’adapter l’organisation et le management( encore aux prises aux paradigmes de la courbe rouge). Le phénomène de l’  « entreprise libérée » participe de ce mouvement.

 N’ y a-t-il pas là une formidable opportunité d’ évoluer. Le digital ne va t il pas nous aider à mettre en mouvement le changement du management , l’ entreprise apprenante ?

L’ enjeu d’un changement de paradigme consiste à vivre le nouveaux, libérés des habitudes liés à l’ancien. Exactement comme lorsqu’on fait du développement international dans un pays d’une culture très très éloignée de la nôtre. Dans ce cas, notre premier job consiste à oublier tout ce qu’on sait, sous peine d’être rapidement hors jeu.

D’ailleurs quand on parle du digital, le changement ressemble plus à un débarquement sur autre planète que dans un autre pays.

Ne trouvez-vous  pas génial de retrouver l’esprit neuf du débutant, dans lequel existe infiniment plus de possibilités que dans celui de l’expert ?

« L’esprit du débutant est vide, libre des habitudes de l’expert, prêt à accepter, à douter, et ouvert à toutes les possibilités. C’est le genre d’esprit qui peut voir les choses telles qu’elles sont, qui, pas à pas et en un éclair, peut saisir la nature originelle de toute chose. C’est la pratique de l’esprit zen ». Shunryu Suzuky

Bref ! Nous pouvons changer en intégrant le numérique et en restant zen 😊 !

Concrètement : Soyons vigilants à faire autrement qu’« un peu plus de la même chose grâce au numérique » :  osons innover. Pour former nos collaborateurs, par exemple le faire « un peu plus de la même chose », reflexe de la courbe rouge, peut se traduire par du blended learning standardisé pour faire plus, plus vite , moins cher et surement pas mieux .

Surfons plutôt sur la courbe verte et nous réussirons autrement le plus, plus vite, avec moins et MIEUX. Imaginons par exemple un enrichissement croisé des virtuosités individuelles. Boostons le co développement virtuel en jouant un mix de  social learning et de réunion en ligne.

Pour améliorer la transformation numérique du développement de nos collaborateurs, les valeurs de la courbe verte vont nous guider !

Vous commencez voici quelques trucs et astuces que nous pouvons partager.

Dans nos actions d’accompagnement du changement, nous coconstruisons des solutions sur mesure avec les DRH et les responsables formation et les experts internes . Depuis 2016, nous cherchons avec eux à créer de la valeur ajoutée à nos interventions via  le digital. Nos constats dans ce domaine ouvrent également la voie de bonnes pratiques pour conduire le changement en matière de leadership.

Voici ce qui nous parait essentiel :

Privilégier la simplicité. 

Le monde est suffisamment complexe pour prendre le risque d’imaginer des solutions qui le sont aussi.

Le choix de solutions digitales simples est crucial, il ne faut pas avoir à nous embêter avec la technique.

De plus les modalités de transfert de connaissance les plus simples à mettre en œuvre techniquement passent chez nous par de courtes vidéos (3 mn  maxi) d’expert d’alliance management sur le management et le change management.

Simplicité ne veut pas dire facilité, au contraire, l’exigence de préparation est plus forte qu’en présentiel. La  la granulométrie des apports est fine. L’exigence d’élagage est forte. La valeur ajoutée pour l’apprenant est le critère de discernement.

Privilégier le lien

L’animation des parcours d’apprentissage est un élément clé . Compte tenu de l’écran de l’écran, le premier de trois besoins fondamentaux de « l’ Elément Humain » mis en avant par William Sultz : Intégration-contrôle -ouverture, est  plus que jamais à prendre en compte. Nous, consultants-formateurs, devenons avant tout des animateurs-facilitateurs, des entraineurs de co-création.

Chacun des participants plus que co- acteur, il est coréalisateur de la formation. Via le social learning, il est stimulé par le formateur pour enrichir le collectif de ses lectures, visionnages, expériences individuelles.

 

Privilégier le jeu

Revenons aux basiques de la nature, les jeunes animaux apprennent par le jeu. Idem pour nous humains, (si nous arrivons à ne pas trop nous prendre au sérieux). Regroupement virtuels, défis, challenges truffent les parcours et répondent aux besoins de lien et de jeu des apprenants.

Lors de notre dernière action d’accompagnement du changement par une formation de l’encadrement ( (160 managers) d’une entreprise de services, avec un budget contraint, j’ai été émerveillée de l’enrichissement digital obtenu avec la formule suivante en 7 étapes  :

  1. Webinaire introductif
  2. Evaluation amont par un 360° sur mesure+ profil personnalité en ligne
  3. En fonction du besoin de formation individuelle mise en avant par l’évaluation de départ, mise à dispo des apprenants d’une banque de mini apports théoriques (enchainement 15 20 MN de vidéo d’ expert formation en management de 2 à 3 mn )
  4. Présentiel demi-journées de training sur mini cas ” maison” et choix final d’un objectif de progrès à mettre en œuvre sur le terrain
  5. Période de 3 mois de mise en œuvre des acquis, soutenue par du social learning et stimulé par envoi régulier de vidéos clés de rappels des principaux outils managériaux
  6. Webinaire de retour d’expérience et célébration des réussites des changements terrain opérés.
  7. Evaluation finale en ligne pour attestation des acquis

Le digital learning est-il  un bon moyen pour démarrer la transformation numérique des entreprises, à commencer par le management ? 

Point de transformation durablement réussie , sans engagement !

L’engagement des salariés se mesure à l’aune de deux questions clés :

  1. A quoi ça sert ?
  2. A quoi je sers ?

Aujourd’hui nous pouvons nous demander si le digital learning , comme la transformation digitale, sont des réponses ou bien rajoutent -t-ils des questions en entreprise?

La mise en mouvement de toute transformation nécessite de dépasser les peurs qui lui sont associées.

Ce qui nous libère de la peur : le passage à l’action. Autrement nous nous épuisons dans la rumination des éventuels hypothétiques dangers…

Aussi le digital learning est doublement opérant pour réussir la transformation numérique de l’entreprise :

  1. Il permet de faciliter pour chacun l’acquisition de savoir-faire qui permettent de se sentir armé pour effectuer les changements et transformations.
  2. Il est, en tant que tel, concrètement, une mise en œuvre, une mise en mouvement, de la transformation digitale

Toutefois, le digital learning et le digital tout court ne répondent pas aux deux questions clés « à quoi ça sert ? », « à quoi je sers ? ».  L’engagement de la Direction pour clarifier  et partager le sens (direction, signification, sensation) de son Projet et de la place du Digital dans ce dernier, est un élément clé.

Au delà de la formation , en management,  le digital learning est un bon point d’entrée pour améliorer plus largement l’esprit de cocréation . 

En effet , le digital learning, comme le digital, est un facilitateur incroyable de cette évolution vers le « co ».

  • Les réunions à distance suite aux restrictions budgétaire ont ouvert la voie des webinaires
  • L’utilisation des réseaux sociaux a ouvert la voie du social learning
  • Comme Obélix, la nouvelle génération est tombée dans la potion magique quand elle était petite. Elle en a la force de cocréation sans plus avoir besoin de prendre de stimulations. Au contraire , elle s’agace devant le ” vieux croutons” .

Nous sommes dans l’ère du « co » du «  Et en même temps ….. »

Oui le digital learning version « courbe verte » facilite la cocréation et ouvre la voie de la transformation du management.

SIMPLICITE, LIEN ET JEU….VOILA NOS NOUVEAUX ENJEUX

Pensons Valeur Ajoutée, Talents partagés, Agilité des formules, Créativite des solutions et Simplicité. Encore pleins de beaux sujets pour ne pas nous ennuyer 🙂